Lanzarote est une petite île dotée d'une mer immense. Plus de deux cents kilomètres de littoral l'enlacent, et aucun point de l'île n'est bien loin du souffle de l'Atlantique. Mais ce qui rend cette côte si particulière, c'est sa variété : en une seule journée, vous pouvez passer du calme turquoise au grand théâtre de l'océan.
Au sud, cachées au bout d'une piste de terre traversant un parc naturel protégé, les criques de Papagayo sont la carte postale dont chacun se souvient : des croissants de sable doré blottis entre des caps volcaniques, aux eaux claires, calmes et peu profondes déclinant toutes les nuances de bleu. C'est le visage doux de l'Atlantique — parfait pour la baignade, le snorkeling et les longs après-midis paresseux.
La côte nord raconte une autre histoire. À Famara, une immense plage s'étire sur des kilomètres au pied d'une muraille de falaises de six cents mètres, et les mêmes alizés et houles qui isolèrent jadis Lanzarote attirent aujourd'hui des surfeurs du monde entier. Grâce à ses vagues régulières, Famara s'est forgé la réputation d'une des grandes écoles de surf d'Europe : les débutants prennent leurs premières vagues dans l'écume tandis que, sur les récifs voisins, les surfeurs aguerris traquent certaines des vagues les plus puissantes de l'Atlantique. Windsurfeurs et kitesurfeurs ont leurs propres temples le long de la côte est, où des vents constants soufflent presque toute l'année.
Au large, l'aventure continue. Face à Órzola s'étend La Graciosa — officiellement la huitième île des Canaries depuis 2018 —, un lieu aux rues de sable, sans asphalte, dont les plages ont des airs de bout du monde. Le chenal entre les deux îles, El Río, est protégé par les falaises et parsemé de bateaux ; ferries et catamarans le traversent chaque jour.
Et l'eau elle-même est une invitation : douce toute l'année, plus fraîche et vivifiante au printemps, à son maximum de chaleur au début de l'automne. Les kayaks longent la côte, les voiliers s'inclinent dans les alizés, les paddles glissent au-dessus des récifs volcaniques. Sur une île née du feu, c'est l'océan qui donne le rythme de chaque journée.
